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Vitrerie et miroiterie à Paris et en Île-de-France Une vitre cassée ? 01 42 77 75 75

Vitre cassée : locataire ou propriétaire, qui paie ?

L'essentiel

Le remplacement d'une vitre brisée pendant l'occupation est en principe une réparation locative, donc à la charge du locataire. Trois situations renversent ce principe : la vétusté, le vice de construction et la force majeure ou le fait d'un tiers. Tout se joue sur la cause de la casse, et sur ce que chacun peut démontrer.

Le principe : une réparation locative

Le locataire assure l'entretien courant du logement et les menues réparations pendant toute la durée du bail. La liste de ces réparations est fixée par décret, et elle mentionne expressément le remplacement des vitres détériorées. Une vitre cassée par un choc, un meuble déplacé, un enfant qui joue ou un courant d'air sur une fenêtre laissée ouverte entre dans ce cadre.

Le locataire répond aussi des dégradations survenues pendant l'occupation, sauf s'il prouve qu'elles ont eu lieu sans sa faute. Le code civil pose cette présomption, et c'est elle qui explique pourquoi la charge de la preuve pèse en pratique sur l'occupant.

Il ne s'agit pas d'une question d'intention. Un accident reste un accident, et personne ne casse une fenêtre exprès : le partage ne juge pas la maladresse, il suit la cause matérielle du dommage.

Les trois exceptions qui renversent le principe

Le même code civil écarte la charge du locataire lorsque la dégradation tient à la vétusté, à un vice de construction ou à la force majeure. Ces trois notions couvrent des situations concrètes et fréquentes en vitrerie.

La vétusté vise l'usure normale du temps : une menuiserie très ancienne dont le bois travaille et met le vitrage en contrainte, un mastic durci qui ne retient plus le verre. Le vice de construction vise un défaut d'origine : une feuillure mal dimensionnée, un vitrage posé sans jeu périphérique, une menuiserie mal scellée. La force majeure et le fait d'un tiers visent l'extérieur : tempête, projection depuis la voie publique, acte de vandalisme.

Un cas revient sans cesse et prête à confusion : la buée entre les verres d'un double vitrage. Elle ne résulte pas d'une casse mais de la fin de vie du joint d'étanchéité, donc de la vétusté du vitrage. Elle relève à ce titre du propriétaire, et le sujet est détaillé dans nos conseils sur les vitrages.

Trois cas fréquents, tranchés

Les situations réelles se ramènent presque toujours à l'un de ces trois schémas, et la réponse s'en déduit sans discussion lorsque les faits sont établis.

Dans les deux derniers cas, la déclaration à l'assurance change aussi de destinataire : l'assurance du locataire couvre le bris de glace du logement occupé, celle du propriétaire intervient sur ce qui relève du bâti et de la copropriété.

  • Vitre cassée par un choc pendant l'occupation : réparation locative, à la charge du locataire
  • Vitrage fissuré par une menuiserie hors d'âge ou un mastic éclaté : vétusté, à la charge du propriétaire
  • Vitrage brisé par une tempête, une chute d'objet extérieur ou un acte de vandalisme : hors réparation locative

Ce qui fait la preuve, et quand la constituer

L'état des lieux d'entrée est la pièce maîtresse. S'il mentionne des fenêtres en mauvais état, des mastics craquelés ou un vitrage déjà fêlé, il devient très difficile de reprocher au locataire une casse survenue au même endroit. À l'inverse, un état des lieux muet laisse la présomption jouer contre lui.

Viennent ensuite les signalements écrits. Un locataire qui a signalé par écrit une fenêtre qui ferme mal, un bois pourri ou un vitrage descellé se place dans une position bien plus solide si la casse survient ensuite. Un courrier daté vaut mieux qu'un appel oublié.

Enfin, les photos et le constat du professionnel. Un vitrier peut décrire ce qu'il a trouvé : mastic pulvérulent, feuillure sans jeu, châssis vrillé, ou au contraire vitrage sain brisé par un impact ponctuel. Cette description, écrite sur le document remis, sert ensuite d'élément objectif.

En cas de désaccord, la marche à suivre

La première étape est écrite : un courrier exposant les faits, la cause invoquée et la demande, envoyé en recommandé avec accusé de réception. Cette formalité paraît lourde, mais elle fixe une date et un contenu, ce qu'aucune discussion verbale ne fait.

Si l'échange n'aboutit pas, la commission départementale de conciliation peut être saisie gratuitement pour les litiges entre bailleur et locataire, y compris sur les réparations et les retenues sur dépôt de garantie. Les associations d'information sur le logement renseignent également, sans prendre parti.

Dans tous les cas, il ne faut pas laisser la fenêtre ouverte au prétexte du désaccord. La sécurisation est urgente et ne préjuge de rien : elle se règle d'abord, la question de la charge se traite ensuite, factures à l'appui. C'est le sens d'une intervention d'urgence documentée.

Qui paie la vitre selon la cause de la casse et les preuves réunies

Ces points résument la règle, ses exceptions et ce qui permet à chacun de faire valoir sa position.

  • Vitre brisée pendant l'occupation : réparation locative par principe.
  • Vétusté, vice de construction, force majeure ou fait d'un tiers : charge du propriétaire.
  • La buée entre les verres n'est pas un bris : elle relève de la vétusté du vitrage.
  • État des lieux, signalements écrits et constat du vitrier constituent la preuve.
  • Sécuriser d'abord, discuter la charge ensuite, par écrit et avec accusé de réception.

Ce que locataire et bailleur se demandent après une vitre cassée

Une fois la cause de la casse établie, des questions pratiques restent à régler entre les deux parties. Les réponses ci-dessous suivent les textes cités plus bas.

Le propriétaire peut-il retenir le montant sur le dépôt de garantie ?

Il le peut si la réparation incombe au locataire et s'il justifie la dépense par un devis ou une facture, en tenant compte de la vétusté du bien remplacé. Une retenue sans justificatif est contestable, et l'état des lieux de sortie comparé à celui d'entrée sert de référence.

Et si la vitre a été cassée par un tiers depuis la rue ?

Ce n'est pas une réparation locative. Déposez plainte si l'acte est intentionnel, déclarez à votre assurance et informez le propriétaire le jour même. Le remplacement se traite ensuite entre assureurs, sans que la charge pèse sur l'occupant.

Le locataire choisit-il l'entreprise qui intervient ?

Quand la réparation lui incombe, oui. Quand elle incombe au propriétaire, c'est à ce dernier de la commander, sauf urgence avérée : le locataire peut alors faire procéder à la mise en sécurité et en demander le remboursement, en ayant prévenu par écrit.

La buée entre les verres d'un double vitrage est-elle à la charge du locataire ?

Non en principe. Elle ne résulte pas d'une casse mais de la fin de vie du joint d'étanchéité, donc de la vétusté du vitrage. Elle relève à ce titre du propriétaire, comme les autres dégradations dues à l'usure normale du temps.

Les textes qui répartissent les réparations entre locataire et bailleur

Le principe de la réparation locative et ses exceptions s'appuient sur le décret et l'article du code civil suivants.

À propos d'Eric

Eric, expert vitrier depuis 15 ans

Eric est vitrier depuis 15 ans. Il intervient pour YL Vitrerie à Paris et en Île-de-France, de la mise en sécurité d'une vitre cassée au remplacement de vitrage et à la miroiterie sur mesure. Les conseils de cette rubrique reprennent les questions qu'on lui pose sur chantier.

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